Il est bien sûr possible de pêcher tous les poissons blancs au toc, en variant l'appât et la plombée. Il n'est d'ailleurs pas rare (hélas) de voir une teigne en guise d'appât se faire vider par la succions successives des vairons en eau de première catégorie..!
Sur la Loue, il m'est souvent arrivé de sentir un départ brusque et soudain, avant de constater assez rapidement au vu de la défense du poisson, qu'il s'agissait en fait d'un chevesne (appelé "cabot" dans la région)...
En seconde catégorie, on peut pêcher les gardons, brêmes, comme si l'on pêchait à la ligne ; en mettant un deuxième rigoletto par exemple, ce qui permet alors de soutenir la plombée... Mais là, on s'éloigne quelquepeu de l'esprit et de la finesse de la pêche au toc...

Sur la Dordogne...
J'ai me souviens avoir pris de belles perches en Dordogne, avec ma canne à fil intérieur, juste en aval du pont de Castelnaud (près de Sarlat). Positionné sur un courant étalé et lisse, j'ai pêché un peu comme à la grattée, au ver de terreau, remuant des pieds pour attirer le goujon, et derrière, les éventuels prédateurs... Avec une plombée assez lourde, j'ai insisté au niveau où la rivière se creuse, en aval de moi. Ce fut l'occasion de ressentir dans les doigts les touches caractéristiques des perches, lourdes, ou parfois semblables à des touches de fond...

Les gorges du Tarn, à Sainte Enimie en 2004...
La rivière étant particulièrement basse cet été là, il était assez difficile d'approcher des truites méfiantes, d'autant que les plages de galets s'étalaient ça et là, trahissant le bruit des pas... Par contre, à la tombée de la nuit, canne haute et dans les rares rapides, ce fut un régal de batailler avec des barbeaux dans 40 cms d'eau... ! Ne voyant absolument plus le rigoletto, seule une secousse dans la main gauche m'alertait d'un départ...
Pêche cependant sans grand risque d'accrochage, grâce à une plombée légère et à un fond régulier de galets...
Le Tarn à Sainte Enimie, particulièrement bas...

 

Autres poissons