3>
Les
tons foncés sont obtenus par un mélange d'outremer, de ver
cyanine et d'ocre.
Le noir n'est pas encore intervenu à ce stade.
La profondeur se met ainsi en place par contrastes à tonalité
chaude.
4>
2
nouvelles couleurs viennent complèter la palette :
- Noir
- orangé de mars
Du rose est posé sur les arbres à gauche, afin de rechercher
des variations autour d'une même couleur et de restituer peu à
peu la "vibration" d'un feuillage.
Des contours sonts esquissés, et la profondeur est renforcée
par un mélange de noir et d'orangé de mars (l'arche du premier
plan, la passerelle au centre...)
L'eau est suggèrée peu à peu par des touches posées
surtout à cet instant sur les reflets des éléments, de
manière à estomper des contours trop nets.
La couleur des arbres les plus lointains, au centre, au niveau de la passerelle
métallique, a été volontairement assourdie par ajoût
de bleu et d'orangé de mars sur le vert déjà posé,
permettant d'obtenir une couleur bleutée "insaisissable",
suggèrant éloignement et imprécision...

1>
Après
un dessin sommaire définissant les principaux volumes devant occuper
l'espace, des zones larges de couleur en aplats sont posées.
3 couleurs sont alors utilisées :
- ocre jaune
- outremer clair
- blanc
A noter que les deux premières décident de la tonalité
de l'ensemble, et que leur juxtaposition est un accord chaud-froid que j'aime
particulièrement.
Le blanc est juste utilisé à ce moment pour ébaucher
un premier dégradé (l'eau au premier plan).
La
palette utilisée à ce stade du travail.
On remarque l'importance de l'orangé de mars dans les différents
mélanges. On le trouve mélangé au vert, à l'ocre
jaune, au bleu, afin de réchauffer les teintes...


5>
Au
fur et à mesure de l'avancement de la peinture, de l'huile de lin est
ajoutée au médium, pour permettre un meilleur travail en pâte
et glacis, le stade de l'esquisse étant dépassé..
Des touches légères sont aparaissent ça et là
:
Au niveau des limites eau/terre et arbres/ciel, afin de définir des
contours imprécis mais "vibrants".
Au niveau des arbres en particulier pour simuler le feuillage et les branches
de ceux-ci.
Au niveau des reflets dans l'eau. En bas à gauche, par exemple, de
manière à fondre reflet du ciel et reflet des arbres. L'emploi
d'un dégradé, trop lisse et trop parfait, ne permettrait pas
de suggérer l'eau.
La grande zone orangée et vibrante sur la gauche , et s'étalant
de haut en bas, a une importance de premier ordre dans l'ensemble. Elle concourt
à projeter au premier plan la masse de pierre de l'arche en ruine,
aux contours beaucoup plus précis.

6>
Finalisation
de la peinture.
Les reflets de l'eau sont précisés ; des détails viennent
achever l'arrière plan, et des glacis succsessifs augmentent la profondeur
de la couleur.
Un lèger glacis orangé est passé sur la partie basse
du ciel, afin de réchauffer celui-ci, en harmonie avec la tonalité
globale.
Même chose sur la partie gauche où les feuillages verts sont
"assourdis" par cette ultime couche.
LE
PONT ROMAN
Matériel
utilisé : peintures à l'huile,
térébenthine, huile de lin, pinceaux, crayons, toile...
2>
D'autres
couleurs sont ajoutés à la palette :
- rose portrait
- vert cyanine