4>
Le contraste est renforcé
peu à peu, en veillant à garder une amplitude maximale entre
les tons clairs et les ombres. A ce stade, il est important de ne pas ombrer
des zones de manière trop forte ; il serait quasi impossible de revenir
en arrière, et repasser trop de blanc sur une teinte reviendrait à
la neutraliser et à lui ôter tout son éclat.
Le chiot du premier plan est mis en évidence, de même que le
fond, afin d'avoir rapidement une sensation de profondeur.
Il est alors plus facile d'ébaucher l'espace environnant.
Peu à peu, l'ensemble se précise. Les détails apparaissent
graduellement, mais de manière générale, sans privilégier
une zone en particulier.. Dans cette optique, il est serait vain à
ce stade de s'attaquer aux regards des animaux ; l'ensemble doit "monter"
peu à peu.
La forêt, à droite, se met à "exister". De vagues
branches sont ajoutées. A noter qu'aux pastels, il est conseillé
de partir du fond pour revenir vers
le premier plan.
5>
Pour l'instant, le travail se fait avec uniquement quelques pastels vert,
du blanc, du noir et des bruns. L'ensemble est résolument orienté
vers des teintes chaudes.
1>
Les
3 chiens proviennent de deux photos différentes, de qualité
assez moyennes.
Un photomontage sommaire est réalisé au format A4 afin de
simuler leurs positions respectives, et de les imaginer dans un environnement
plus
naturel (bord de rivière).
3>
Le trait est rapide, et les
doigts de la main estompent ça et là afin de mettre en évidence
les volumes des animaux.
6>
Il est fortement conseillé
en cours de travail, quel qu'il soit, d'effectuer un cadrage ; à l'aide
de bandes de papier, de carton, etc...
Ou encore d'avoir le passe-partout adéquat et le superposer pour avoir
une idée du rendu final.
Ici, le passe partout, de grande taille (70x100 cms), a été
crée de manière très simple :
Un
carton fort est découpé au dimension du passe-partout désiré.
Sur celui-ci est contrecollé, à l'aide de double face, une feuille
de papier, permettant de réaliser un biseau très facilement,
avec juste deux plis.
7>
Le contraste
est renforcé peu à peu, en veillant à garder une amplitude
maximale entre les tons clairs et les ombres
8>
Les
détails ont été accentués ; la tête du chien
de droite a été revue en se basant sur une meilleure photo que
celle de départ.
Les regards des trois chiens ont été posés, leurs pattes
précisées sur une ébauche de roche.
C'était l'une des difficultés : relier les animaux dans un décor
autre que celui de la prise de vue, et qui puisse rester vraisemblable. La
cohérence tient à peu de chose : une ombre trop ou pas assez
accentuée peut tout changer...
Un
des intérêts majeur du pastel est de permettre des retouches
à la volée. A la condition que les couleurs posées soient
relativement claires et que le papier ne soit pas déjà saturé.
Il faut toujours garder à l'esprit qu'il est quasi impossible de poser
des teintes lumineuses sur des tons sombres, à moins de les garder
au trait et de ne pas les estomper au doigt.
La qualité du pastel est également déterminante ; une
craie d'art conté et un pastel Winsor&Newton (les deux types de
craies utilisées ici) n'ont pas la même accroche, ni le même
pouvoir opacifiant...
Chacun doit bien sûr trouver les outils qui lui convient ; la craie
d'art a peut-être l'avantage de la précision, de par sa dureté
; mais cette même dureté lui confère peu d'accroche...
COMPOSITION
AUX 3 CHIENS
pastels
doux, craies d'art. Support : papier ivoire 70 x 100 cm, 300 g/m2 environ.
2>
Une
esquisse est ébauchée au crayon de papier, juste pour définir
les grandes lignes. Rapidement, il est nécessaire de poser des valeurs
pour avoir une première idée de l'ensemble.